Gaïdadina Elena Roffe

Conceptiot

N’ imaginez pas que les peintures de Gaïda hésitent , oscillent , vous donnent le choix.

Gaïda a pris parti depuis longtemps : entre Situation ,Contingence et Eternité ,c’est cette dernière qu’ elle s’est fixée.

Et de la hisser à hauteur d’événement.

Le cours des choses ,les vies, dessinent des rythmes de sinusoides .Par la physique moderne, la mecanique des fluides vous permettra de saisir ces mouvements .Or , il se peut que vous ne soyez pas remboursés de cette consultation ardue. Dans ce cas,courrez voir Gaïda , l’ancienne acupunctrice . Celle qui isole , celle qui se pique

…d’îles.

Oui , Gaïda propose des îles où les flots furieux battent impuissants leurs rivages insensibles .

Iles .

Mais de les hisser à hauteur d’événements.

 

Une chose encore : Gaïda, disions-nous « a choisi »;certes.

Ruse innocente , en réalité, elle vous laisse la liberté .

Celle d’imaginer la houle des horizons.

Matériaux et techniques

Paroles d'une langue oubliée

 

La nature et le sort ont été généreux envers Elena. Elle est dotée d'une remarquable intuition artistique et d'un goût sans faille, sans lesquels le talent n'est rien. Elle a le charme et la perspicacité d'une vraie femme. N'eût-elle pas choisi la voie de l'Art, ses dons lui auraient permis, en sublimant l'énergie créatrice, d'écarter la malchance d'un seul geste, d'exorciser le mal, de traverser la matière du regard. Mais chez elle ces dons se sont réalisés dans la création artistique. Les années passées à acquérir la maîtrise des techniques n'ont pas émoussé la finesse de sa perception intuitive et n'ont pas étouffé la voix intérieure qui lui murmure les paroles d'une langue depuis longtemps oubliée. 

 

En dévidant le fil

Cette langue, ancêtre du langage et de l'écriture, est aussi vieille que l'Humanité. En ordonnant le monde qui l'entourait selon les lois de la civilisation, en s'éloignant du Chaos, l'Homme ne s'est point rapproché du Cosmos. Au contraire, chaque nouvelle génération qui naît rompt toujours plus de liens qui, tels des vaisseaux sanguins, reliaient l'Homme à ces deux états. La spirale est un motifs antiques. La conque s'enroule en spirale, tout comme l'Univers, et chaque spire résonne d'échos du passé, dépositaire de vestiges et de signes. Elena déroule la spirale et fait entrer dans ses œuvres ces antiques pictogrammes. Se répandant en vagues concentriques, ils font émerger du fond des âges des courants dormants et froids, ils entraînent dans leur orbite de nouveaux espaces. Et au centre de la spirale qui se dévide frénétiquement il reste la source du mouvement, dont le tréfonds insondable hypnotise le regard. La sémantique de ces signes antiques venus de l'éternité se superpose avec une admirable facilité à l'art naïf, qui, connaissant l'essence des choses, expliquait le monde sans en imiter l'apparence. 

 

Flots colorés

 

Elena travaille différentes matières, qu'il s'agisse de la soie (batik) ou de la laine (tapisserie). Cependant, si la chaleur et la facture du tissage ou la légèreté et la semi-transparence de la soie déterminent la technique, elles ne changent pas le style de l'artiste. Elena s'intéresse autant à l'ouvrage de métier, avec ce qu'il a de répétitif et de mécanique, qu'à l'impression de couleurs, qui exige agilité et légèreté. Quelle distance n'obtiendrait-on pas en mettant bout-à-bout les écharpes décorées par l'artiste ! Comme il est fascinant, le voyage le long de cette voie où s'écoulent des flots colorés, dévoilant au spectateur des mondes innombrables et changeants, mondes qui nous révèlent les mystères de l'harmonie ou, au contraire, nous sidèrent par leurs paradoxes !

Copyright (c) Elena Gayda all right reserved

Design by SPi stepanrostov@gmail.com

  • Instagram Social Icon
  • Facebook Social Icon